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Carnets de Route 3 : Courses décalées

Dimanche matin, le brouillard (et la bruine) est tombé sur le circuit. Impossible de respecter le timing. Après attente, la direction de course change l’ordre des catégories et tente d’envoyer des voitures du plateau Youngtimer, Chevrolet Corvette et Cobra Daytona en tête mais la visibilité reste quasi nulle.

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Lorsqu’une amélioration semble permette de lancer enfin la compétition, la course 2 de Superkart est programmée dans un premier temps à 12h 30. Mais en fait le retard est tel qu’il faut la reprogrammer en début d’après midi. La 3ème course devait clôturer le programme mais elle aurait été trop tardive et à la limite d’être arrêtée avant son terme. Il est raisonnablement décidé de l’annuler. La course 2 est reformatée en 13 tours soit sur la base des 50 kilomètres prévus dans ce cas. Ce ne sera pas sans conséquence fortuite.

Départ à trois de front, Elkmann plonge devant ses adversaires au double droit de Villeroy, précédant Kout et Jost. Sébastia à nouveau est prudent, Goullancourt s’est bien élancé, Aebischer s’est intercalé entre les Français et Harvey est avec eux. Bjerge n’a pas pris un bon envol mais il ne perd que 2 places. La course va offrir des duels à plusieurs étages. Kout a retrouvé de la performance et est menaçant pour Elkmann, Jost suit. Les deux favoris de l’Europe passent cote à cote. Le trio se détache mais pas autant que lors de la course 1. Goullancourt est solide et n’est qu’à une encablure devant Sébastia. Aebischer cède du terrain au tandem évoqué. Derrière eux presque toute l’épreuve une chaude empoignade va impliquer Bjerge, Lamalle et Harvey. Kurstjens se retrouve au milieu et résiste jusqu’à mi course puis doit les laisser filer.

En tête de course Jost se fait pressent double Kout au 6ème passage, ce dernier réplique mais Jost en verve passe et s’attaque à Elkmann. Pendant deux tours c’est lui qui passe virtuellement en leader mais les deux Allemands s’échangent plusieurs fois leur position. Kout lâche quelques mètres. Goullancourt montre à Sébastia qu’il ne s’en laissera pas compter. Aebischer roule isolé. Plus loin Lamalle veut doubler Harvey et Bjerge tente l’intérieur sur les deux protagonistes en même temps. Le Suédois et le Chalonnais vont eux aussi se décroiser à maintes reprises. Le film reste indécis pour la victoire. Premier coup de Trafalgar, Sébastia rentre au ralenti sur crevaison. L’incertitude outre la gagne repose sur le gain de la 6ème position. Dans le dernier tour, Jost est repassé devant Elkmann, celui-ci a compris et n’insiste plus. Décidemment, Dijon réussit à Jost (Double vainqueur 2014, nombreux podiums ici). Kout peut finir en roue libre, Goullancourt (4è) est satisfait le voilà de retour au premier plan. Sous le damier, passent Aebischer puis Bjerge et Harvey…puis Kurstjens. Mais où donc est Lamalle ? Il est stoppé à moins d’un kilomètre crevaison lui aussi. Busby et Speelman complètent le top dix.

Le meilleur des engins non bicylindre est celui de Raphaël Redondi (Anderson /DEA mono) et c’est Jean-Marc Fernandez qui reçoit le Trophée des 4 temps. Vayssié n’a pas fait un tour suite à une couronne fugueuse. Thierry Bethfort démarre son apprentissage avec bien des déboires, un deuxième cylindre l’a vilement lâché. Pour l’anecdote, le Colombien J.Zuleta rentre en Espagne politiquement déstabilisée déçu de son week-end mais il avait bien choisi son numéro le 13 au départ comme Michel Vaillant et ….il termine deux fois 13è !
Sur le plan comptable, du seul fait de l’annulation de la course 3, le titre était attribué. Peter Elkmann est donc Champion de France pour la 4ème année consécutive. (Il lui reste à conquérir l’Europe dans 2 semaines). A. Jost ne peut plus être rejoint pour le rôle de vice roi.
Au classement provisoire on note ; Elkmann 258 points devant Jost 168 points et Kurstjens 98 points. La conquête de la 3è place enviable est très ouverte. Goullancourt n’a plus que 3 points de retard et Aebischer 15 mais au-delà de 12 résultats sur la saison, les deux plus mauvais scores seront déduis, ce qui place le Français 3è virtuel.
Jean-Christophe Bourlat